L'Incolettre de mai 2026 - Les Incos ont passé avril comme des poissons dans l'eau
27 mai 2026Vie du collectifIncolettre

Le soir du deuxième jour de la guerre, alors que plusieurs drones sont interceptés au-dessus d’Ankawa (Irak) par la défense aérienne de la base américaine, des hommes jouent aux dominos dans un salon de thé proche de l’aéroport. Le 1er mars 2026. PAULINE GAUER POUR « LE MONDE »
En avril, tout l'équipage des Incos a navigué en eaux troubles pour vous pêcher des histoires de loto, d'exclusion à l'école, de cheerleading ou encore de goutte. Grimpez à bord et hissez les voiles, on prend le large !
Le vent a poussé Assia Hamdi à la rencontre des Eagles de Meaux, en région parisienne, pour découvrir le cheerleading, un sport athlétique qui mêle gym acrobatique et danse. Pour l'Équipe, elle raconte comment ces athlètes, champions du monde en 2025, s'entraînent tous les week-ends et sont les fers de lance tricolore d'une discipline américaine qui se mondialise.
Martin Fort a lui décidé d'explorer les profondeurs pour retrouver la trace d'un pionnier de l'information. Titulaire de la carte de presse n°1, Jacques Alexandre a été résistant puis journaliste à la radio pendant 40 ans. À l’occasion des 90 ans de la CCIJP, notre Inco a retracé, dans « La Revue des médias », ses vies professionnelle et personnelle.
Trésors et récifs
En bonne pirate, Marine Bourrier est partie à la recherche d'un trésor. Et pas n'importe lequel : huit millions d’euros. C’est le jackpot du Loto remporté le 13 août 2011 dans un village de Haute‑Loire, et qui n’a jamais été réclamé. Quinze ans plus tard, la question est encore sur toutes les lèvres : pourquoi ? Quelques pistes de réponses sont à découvrir dans Society.
Parce que la plus grande valeur d'un trésor c'est le partage, Clémence Levasseur a interviewé, pour la rubrique " Elles veulent changer le monde " du magazine Pleine Vie, Héloïse Bolle, ancienne journaliste économique, qui a créé Oseille et compagnie, une entreprise de conseil et d’information financière à destination de tous, même ceux dont les revenus sont peu élevés. Elle cherche à attirer l'attention des femmes sur la mauvaise répartition de l’argent dans le couple et les aider à prendre leurs finances en main.

Daher Yacoub, 63 ans, sous le trou provoqué dans son toit par un débris de drone, chez lui, à Ankawa (Irak), le 2 mars 2026. PAULINE GAUER POUR « LE MONDE »
Partir en mer, c'est aussi devoir éviter les récifs. Malika Butzbach a mené l'enquête pour Streetpress sur les épreuves que doivent surmonter des enfants en extrême précarité, dont l'accès à l'école demeure compliqué malgré des évolutions législatives ces dernières années. Notamment à cause des refus d'inscription de certaines mairies, qui s'apparentent à une discrimination et à de l'anti-tziganisme. Mais, même une fois assis dans la salle de classe, de nombreux obstacles structurels perdurent pour ces jeunes, entre expulsions et harcèlement. Le chemin reste semé d'embûches pour faire valoir un droit pourtant fondamental.
Au cœur de la tempête, l'Inco Pauline Gauer a réalisé pour Le Monde un portfolio photo sur Ankawa, ville du Kurdistan irakien en périphérie d'Erbil, et ses habitants pris en tenaille depuis le début de la guerre en Iran. Depuis le 28 février, les drones et missiles ciblent régulièrement la base américaine et le consulat des États-Unis à Erbil, réveillant chez les habitants d'Ankawa des souvenirs douloureux de guerre et d'instabilité.
Combats contre l'extrême-tribord
Il faut toujours se méfier de l'océan, mais aussi de la goutte. L'Inco Christine Lamiable s'est rendue pour Le Figaro dans le service de rhumatologie de l'Hôpital Lariboisière où un service dédié aux personnes souffrant de goutte a été créé en janvier 2024. Ce rhumatisme articulaire très douloureux est en outre associé à d'autres maladies, notamment cardiovasculaires. D'où l'impératif de bien la prendre en charge et de soulager les patients.

Deux hélicoptères partis de la base américaine, à proximité de l’aéroport d'Erbil, survolent Ankawa (Irak), le 2 mars 2026. PAULINE GAUER POUR « LE MONDE »
Agnès Raimbault a ramené deux histoires dans ses filets. La première, pour Le Monde, raconte l'arrivée progressive des outils d'IA dans le monde du travail. Particulièrement, comment les entreprises renoncent progressivement à sanctionner l'utilisation informelle de l'IA par ses salariés pour finalement tenter d'en tirer profit. La deuxième parle de censure et de menaces aux associations à Carcassonne, où le nouveau maire RN promet de couper les subventions aux organismes qui veulent manifester contre l'extrême-droite. Un combat à lire sur le site de France 3.
Et si les journées paraissent trop longues à bord, Anne-Flore Hervé a sélectionné, pour le Centre National du Livre, cinquante livres sur le thème " Nos petits et grands héros " à destination des 0 à 15 ans et plus. Les informations sur la 12e édition de "Partir en livre" sont à retrouver ici et la bibliographie complète juste là !
On profite aussi de cette lettre pour saluer un compagnon qui est parti mener sa barque ailleurs. Avant de quitter les Incos pour cause de déménagement, Valentin Chomienne a entamé une nouvelle collaboration avec le titre de presse Ecran total, destiné aux professionnels du cinéma et de l'audiovisuel. Il y a livré l'interview de Nathalie Sonnac, autrice d'une note publiée par la Fondation-Jaurès, sur " le très grand gachis " de la commission d'enquête parlementaire du rapporteur Charles Alloncle.
La Détente selon Philippe Croizon
13 mai 2026Culture,SportLe Parisien Week-End
L’athlète aventurier, amputé des quatre membres en 1994, est au cœur du film « Pour Le meilleur », retraçant sa rencontre avec Suzana, qui lui a redonné le goût de vivre. Une histoire d’amour qu’il raconte aussi dans « A Toute Epreuve » (Ed. Arthaud). Pour décompresser, l’énergique quinquagénaire profite de sa tribu, se fait une toile ou rêve face à la mer. Une interview publiée le 24 avril dans Le Parisien Week-end, à lire ici.
crédit photo @DR
Qui était Jacques Alexandre, carte de presse n°1 ?
Jacques Alexandre, carte de presse n°1, a été résistant puis journaliste à la radio pendant 40 ans. À l’occasion des 90 ans de la CCIJP, « La Revue des médias » a décidé de retracer ses vies professionnelle et personnelle.
C'est quoi la K-Pop dont les ados sont fans?
13 mai 2026Culture,ÉducationPleine Vie
Depuis une quinzaine d’années, la K-pop – contraction de Korean pop – est devenue un style musical incontournable dans le monde entier. Elle désigne des groupes mêlant musique, danse, mode et stratégie marketing sophistiquée, qui ont conquis de nombreux ados. Clémence Levasseur explique ce phénomène aux lecteurs du magazine Pleine Vie, dans un article publié début mai, à lire ici.
Crédit photo: CC
Interview d'Héloïse Bolle "Les femmes ont tout intérêt à s'emparer de leurs finances"
13 mai 2026Société,Vie pratiquePleine Vie
Ancienne journaliste économique, Héloïse Bolle a créé Oseille et compagnie, une entreprise de conseil et d’information financière à destination de tous, même ceux dont les revenus sont peu élevés. Elle cherche à attirer l'attention des femmes sur la mauvaise répartition de l’argent dans le couple et les aider à prendre leurs finances en main. Clémence Levasseur l'a interviewée pour la rubrique "Elles veulent changer le monde" du magazine Pleine Vie. Un article publié début mai, à lire ici.
Crédit photo : Frédérique Toulet
Partir en Livre 2026. Cinquante héros et héroïnes à (re)découvrir !
13 mai 2026CultureLittérature jeunesse,CNL,Partir en livre
Qui se cachent derrière « les petits et grands héros » de la littérature pour la jeunesse ?
L'Incolettre d'avril 2026 - On a fait le tour de la planète (en) mars
15 avril 2026Vie du collectifIncolettre
Avant le survol de la face cachée de la lune, en ce mois d’avril 2026, par les quatre astronautes de la mission Artemis-2, les Incos ont effectué diverses missions et expériences à la surface du mois de mars.
Si les humains partis scruter indiscrètement le revers du satellite naturel de la Terre ont manqué Pâques, dimanche 5 avril 2026, on ne peut pas en dire autant des Incos. Et notamment de Clémence Levasseur, rédactrice d’un article, publié le 28 mars dans Le Parisien Week-End, à propos de la plus ancienne chocolaterie parisienne, vieille de 265 ans. La journaliste à la gourmandise maintenant sue de tous s’est rendue en Indre-et-Loire pour visiter les ateliers de production de l'enseigne, où "une délicieuse odeur de cacao fait saliver".
À celui du chocolat, notre Inco Sandrine Mercier a préféré évoquer "le goût âpre de la route" de François-Henri Désérable, ancien hockeyeur devenu écrivain. À l'occasion de la parution de son ouvrage Chagrin d'un chant inachevé, paru chez Gallimard et emmenant le lecteur sur les traces de Che Guevara en Amérique du Sud, elle a signé son interview dans AR Le Nouveau Voyageur, dont le numéro 74 est paru en ce printemps 2026.
"L'horreur vécue par des millions d'esclaves sur le départ..."
Le tour de la planète (en) mars des Incos, après cette étape en Amérique du Sud, s'est poursuivi en Afrique. Anne-Flore Hervé a effectué un reportage sur l'île de Gorée, au Sénégal. Son article, publié par Ouest-France, raconte comment ce "lieu de mémoire inscrit au patrimoine mondial de l'humanité" est encore habité par "l'horreur vécue par des millions d'esclaves sur le départ..."
Le périple se poursuit ensuite en Asie, en Irak. Notre photographe Pauline Gauer s'y trouvait, malgré la guerre. Elle a notamment pu y capturer des scènes de rassemblement de personnes venues des quatre régions kurdes, dans le village d'Aqra, à l'occasion de Norouz, le nouvel an perse. Ses impressionnants clichés ont accompagné le reportage rédigé par La Croix.

Dans le village d'Aqra, au nord de l'Irak, des visiteurs venus des quatre régions kurdes se sont réunis pour célébrer Noruz, le nouvel an perse, le 20 mars 2026. © Pauline Gauer
L'Irak, avec la Turquie, se retrouve encore dans les productions des Incos avec le film Retour à Babylone, signé Sébastien Daycard-Heid. Ce documentaire de 52 minutes portant sur les Assyro-Chaldéens, des chrétiens d'Orient originaires de Turquie et d'Irak, installés dans le Val-d'Oise a reçu le prix Complicité sans frontières du festival des Curieux voyageurs, du 6 au 8 mars, à Saint-Étienne.
Courir après un ballon, se balader ou vadrouiller
En Île-de-France toujours, mais cette fois à Paris, l'une de nos Incos, Assia Hamdi, s'est notamment penchée sur les Dégos, club de football "majoritairement composé de lesbiennes ainsi que de personnes trans et non-binaires". Elle s'est d'ailleurs plus largement intéressée au foot populaire et féministe, dans sa contribution à Foot Manifesto, ouvrage collectif publié le 20 mars aux éditions Divergences.
Pour sa part, notre Inco Christelle Granja n'a pas couru après un ballon mais s'est contentée de suivre l'historien Charles-François Mathis dans une balade urbaine à travers le végétal. Mauvaises herbes, platanes ordinaires et parterres fleuris lui permettent de relier l'hygiénisme et l'ordre social du XIXème siècle à l'urgence climatique contemporaine. Son récit, accompagné des illustrations de Matthieu Parciboula, est publié dans le numéro de ce printemps 2026 de La Revue dessinée.
On ne parle plus de balade à ce niveau, mais carrément de pérégrination, voire de vadrouille. Agnès Raimbault a écumé l'ancienne région Languedoc-Roussillon, passant de Montpellier (Hérault) à Nîmes (Gard), en passant par Carcassonne (Aude). Ses nombreux articles et reportages sont publiés par France 3 Occitanie.

« Aussi horrible qu’on l’imagine vue d’ici, la situation est pire en réalité, je vous l’assure », commente Derf Backderf à propos des États-Unis sous Donald Trump. ©️ Marion Esquerré
Parfois, il faut savoir passer du coq à l'âne, de la région occitane à l'Ohio (États-Unis). Notre Inco Marion Esquerré a tiré le portrait de Derf Backderf, l'auteur de BD américain auteur d'un best-seller sur ses années lycée auprès de Jeffrey Dahmer. Sous l'objectif de la photographe, il commente pour L'Humanité la situation contemporaine sous Donald Trump : "Aussi horrible qu'on l'imagine vue d'ici, la situation est pire en réalité, je vous l'assure."
Malika Butzbach s'est aussi penchée sur un assez sinistre constat : à savoir, le nombre très important d'épisodes dépressifs connus par les étudiants en médecine. Elle a cherché à rendre compte des "divers dispositifs développés pour sensibiliser et former les futurs soignants mais aussi leurs encadrants", comme le projet de recherche inédit Osmose, lancé par l'université d'Orléans. Egora, le titre de presse professionnelle à destination des médecins, a publié, le 9 mars 2026, son article sur le sujet.
Dans la rubrique presse pro toujours, l'Inco Éric Delon a publié, le 28 mars un article dans L'Argus de l'assurance. Dans celui-ci, il s'est intéressé à la façon dont les assureurs se mobilisent face aux fraudeurs en bande organisée. Cette fraude, "désormais très sophistiquée" et "structurée en réseaux" est estimée à plus de 900 millions d'euros. "Leur combat associe des outils de détection et une incontournable expertise humaine", écrit notre journaliste.
D'autres tricheurs se sont retrouvés dans le viseur d'un Inco, à savoir "les patrons ayant enfreint le Code du travail". Martin Fort a suivi, pendant deux jours, "la seule formation obligatoire sur la santé et la sécurité au travail dispensées à la demande de la justice" à ces employeurs. Mediapart a publié, le 30 mars, son reportage.
Les Incos viennent aussi de faire le Tours de la planète...
Le collectif, représenté par Christine Lamiable, a pris part aux Assises du journalisme, à Tours, qui se sont tenues du 7 au 11 avril 2026. Avec son confrère d'Enketo et ses consœurs des Rapporteuses, d'Hikaya et des Enflammées, notre Inco a chanté les louanges de la force donnée par les collectifs.
À Paris, un service dédié pour mieux soulager la goutte
13 avril 2026Sciences/SantéLe Figaro
L’hôpital Lariboisière a créé en janvier 2024 le premier parcours de soins dédié à ces patients en France. Ce rhumatisme articulaire très douloureux est, en outre, associé à d’autres maladies, notamment cardiovasculaires.
Un reportage réalisé par Christine Lamiable paru le 12 avril 2026 dans Le Figaro.
Photo : Sébastien Sorano / Le Figaro
Comment les entreprises profitent de l’usage dissimulé de l’IA au travail
13 avril 2026Emploi/Social,Économie
Dans la plupart des organisations, l’intelligence artificielle est d’abord investie de manière informelle par les salariés. Tentées par la sanction, les directions voient aujourd’hui la possibilité de tirer profit du « shadow AI ». Une enquête à lire dans Le Monde.







