Femme journaliste dans la fiction : et à la fin, elle couche

« Fouineuse », « chieuse », « girly ». La journaliste dans les films et les séries est une représentation stéréotypée, sexuée et souvent caricaturale de la femme indépendante. Bien loin de la réalité. Depuis #MeToo, les choses changent. Un peu.

Assise en tailleur sur la moquette fatiguée de son appartement, entourée de tas de papiers soigneusement organisés, Zoe Barnes épluche méticuleusement les documents. La jeune journaliste infatigable à la silhouette gracile est prête à tout pour le scoop. Dans le noir, avec son sweat à capuche d’adolescente et ses sourcils froncés, elle échange inlassablement des textos avec le redoutable politicien Frank Underwood. Au lit, sera-t-il plus enclin à lui glisser quelques bribes d’informations ?

La version américaine de House of Cards (Netflix, 2013) propose une vision fantasmée des enjeux de pouvoir entre journalistes et politiques. Chacun se sert de l’autre dans un climat de secret et de conspiration. « Zoe vit pour le journalisme. Elle couche pour obtenir des infos. C’est un personnage extrême qui affronte un autre personnage extrême. Chacun se pose la même question : la fin justifie-t-elle les moyens ? », expose Sarah Sepulchre, professeure à l’université de Louvain en cultures médiatiques et populaires, questions de genres et séries.

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"La dématérialisation désespère les populations"

"Les modernisations des services publics sont, de fait, des massacres." Dans La Valeur du service public (La Découverte), les mots employés pour qualifier les effets de la modernisation sont violents. Minutage des rendez-vous, budgets comprimés, rationalisation, non remplacement des départs, fusions, relocalisations, dématérialisation... autant de symptômes du délitement des services publics auxquels s'attaquent les auteurs.

Interview de Claire Lemercier, directrice de recherche au centre de sociologie des organisations, CNRS, à lire dans La Gazette des communes.


« En crèche, on est juste soulagées de rendre les enfants entiers  le soir »

Elles font un travail essentiel : s’occuper des enfants des autres quand ceux-ci vont travailler. Pourtant, qui connaît les professionnelles des crèches, leur rôle et leurs revendications ? 

Chaque matin, elles accueillent parents et enfants avec le sourire. Un peu à la chaîne, autour de 8h30. Mais elles* prennent toujours un petit instant avec chacun pour entendre et noter les nouvelles du jour : untel a passé une mauvaise nuit, une autre a le nez qui coule. « Notre rôle principal est d’accueillir et de rassurer les parents qui laissent la chose plus précieuse au monde : leur enfant », affirme Sandy Voredini. Auxiliaire de puériculture depuis 1999, elle a d’abord travaillé en service de pédiatrie, à l’hôpital, avant d’intégrer une crèche municipale à Nice en 2007. « A l’époque, la formation d’un an était technique, très adaptée au milieu hospitalier, mais beaucoup moins à notre rôle en crèche, à savoir l’éveil et les besoins de l’enfant. J’ai appris sur le terrain. »

Un terrain peuplé de petits êtres en construction. De rires, de pleurs, de couches pleines, de gommettes et de purée étalée sur le visage. Mais aussi de dos courbés, de génuflexions et d’enfants de plus de dix kilos portés à longueur de journée. Depuis le mois de juillet, Véronique Escames ne travaille plus. Inaptitude. « Ça use ! »

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QAnon, quèsaco ?

Tout commence avec une histoire de pizza au fromage. Nous sommes en 2016, les e-mails de campagne d'Hillary Clinton sont révélés par WikiLeaks. Les opposants de la candidate démocrate en profitent pour fouiner dans ses messages. Ils en extraient la "preuve" de l'existence d'un réseau pédophile. 

En quatre épisodes, le podcast QAnon, le complotisme d'un nouveau genre, série "Mécanique du complotisme" est à écouter sur France Culture. L'article est à lire dans La Chronique d'Amnesty International.


Big Brother : nos droits à l'épreuve des nouvelles technologies

Chaque mois, une page pour explorer "nos droits à l'épreuve des nouvelles technologies", à lire dans La Chronique d'Amnesty International

ce mois-ci :

  • La CIA prête à liquider Julian Assange ?
  • En France, le fichier des empreintes digitales épinglé
  • Russie : guerre froide 2.0
  • Togo : cybersurveillance

Dossier : croire au merveilleux

Jamais les croyances ne se sont si bien portées que depuis la crise du Covid. Une manière de se rassurer et d'échapper au quotidien. 

Dans le numéro 490 de Ca m'intéresse, le dossier "Ca M'Intéresse_490_40_49" Croire au merveilleux propose :

  • de répondre à la question : pourquoi ça nous fait du bien de croire ?
  • d'expliquer pourquoi chaque journée qui passe est magique
  • de partir à la découverte de la France des mystères
  • de rencontrer spirite, médium, géobiologue et autre sorcière
  • de découvrir le business des grigris et autres plantes magiques

Dossier coordonné par Frédéric Karpyta et réalisé par Sophie Stadler et Audrey Chabal

 


"Face aux GAFAM, ne pas mettre toutes ses données dans le même panier"

Après avoir démontré, dans Nothing to hide (2017), que n’avoir « rien à cacher » n’est pas un argument valable pour accepter la surveillance de masse, Marc Meillassoux propose de Disparaître : sous les radars des algorithmesCe deuxième film sera disponible sur Arte.tv à partir du 23 novembre et diffusé sur Arte le 30. En assistant à une « crypto party » ou en rencontrant une dissidente hongkongaise, le réalisateur compte donner aux spectateurs des outils alternatifs pour continuer à surfer sur internet sans laisser Google et Facebook aspirer l’ensemble de leurs données personnelles. Entretien à lire sur Usbek & Rica.


Les solutions du Shift Project pour décarboner l'économie

Le Shift Project a ouvert le capot des administrations publiques. Il s'attaque à la décarbonation de leur fonctionnement interne. Voici les solutions dont les collectivités doivent s'emparer pour prendre leur part à la réduction annuelle de 5% des émissions de C02.

Partant du constat que “la France ne pourra pas respecter les Accords de Paris et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 sans l’appui des 5 millions d’agents publics”, soit 20% de l’emploi en France, le think tank the Shift Project fondé par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici a dévoilé le 21 octobre son rapport pour “décarboner l’administration publique”.

Lire la suite de l'article sur La Gazette des communes.


Suicide : prévenir la récidive

A Lille, le dispositif VigilanS a été lancé par les psychiatres du CHU Christophe Debien et Guillaume Vaiva. Il permet de suivre, après leur sortie de l'hôpital, les personnes ayant tenté de se suicider. Une carte ressource est remise aux "suicidants". Elle contient un numéro à contacter en cas de crise suicidaire. Les suicidants sont également recontactés par des psychologues et infirmiers en psychiatrie, une première fois entre 10 et 20 jours, puis à trois et six mois après le premier geste.

Un reportage à lire dans Le Pèlerin du jeudi 14 octobre 2021. Stéphane Dubromel est à la photo.

En cas de crise suicidaire, le numéro d'écoute : 3114