Sur le divan : "Je veux que ma psy me trouve intelligente et attachante"

Notre série « Sur le divan » interroge notre rapport à la thérapie. « Être aimée. » C’est ainsi que Julie, 34 ans, résume sa relation transférentielle avec sa psychanalyste. En cure depuis quatre ans, la jeune femme a rejoué inconsciemment des schémas relationnels déjà vécus avec ses propres parents : s’émanciper du cadre, partir, revenir et constater qu’elle était accueillie sans jugement.

Dans la relation de transfert, il y a quelque chose de l’ordre de l’amour que tu réclames et que tu attends de tes parents. Dans le transfert, l’analysant demande à être aimé. Et en effet, je veux que ma psy me trouve intelligente et surtout attachante.

Le témoignage de Julie est à lire sur Elle.fr 


Climat, Covid 19, IA : le casse-tête de la recherche photos

Comment illustrer un article en photo sans tomber à côté, ni dans le cliché ? La question se pose d’autant plus pour des sujets nouveaux ou abstraits, sur lesquels chacun peine à se faire une idée. Il faut du temps pour élaborer collectivement une image juste de la réalité.

[...] « Getty Images ou Shutterstock jouent un rôle dans nos imaginaires. Quand on cherche « IA », c’est une IA qui vous induit des images d’IA… » C’est le serpent qui se mord la queue. « Il existe environ 400 000 images d’IA sur Shutterstock mais ce sont toujours les mêmes qui ressortent car c’est l’algorithme qui met en avant celles qui ont le plus de succès. Cet engrenage est déterminé par l’IA elle-même. » Et par le fait que les journaux, par manque de moyens, font de moins en moins appel à des professionnels pour produire des photos originales, d’autant plus sur ces sujets particulièrement complexes à mettre en scène. [...]

Un article à lire sur La Revue des médias, de l'INA


Surveillance au travail : le panoptique à l'ère numérique

Votre employeur compte chacun de vos clics ? Vous devez pointer à chaque fois que vous ouvrez votre ordinateur ? Vous n’êtes pas le seul. Avec le télétravail, la surveillance s'introduit au cœur de nos outils de travail. Mais ce n’est que la dernière évolution d’une forme de contrôle des travailleurs présente depuis bien longtemps, de la surveillance verticale du travail par le contremaître de l’usine à la surveillance horizontale de chacun sur tous dans l’open space.

Il est 13 h 15 et Anouk* interrompt son coup de fourchette. « J’ai oublié de badger ! » La trentenaire est cadre. Depuis deux ans, elle est en CDI, à temps plein, dans une entreprise installée en région parisienne. Elle vit à Lyon, après quelques mois passés dans le sud et dans l’ouest, au gré des déplacements de son mari. En télétravail à 100 %, elle doit « pointer » quand elle commence à travailler, quand elle prend une pause, quand elle s’y remet et quand elle coupe son ordinateur le soir. Comme ses collègues qui alternent, depuis la pandémie, le « distanciel » et le « présentiel ».

[...]

Une enquête sur la surveillance au travail à lire sur Philonomist


Echos du monde, le magazine du CCFD-Terre Solidaire

Depuis le mois d'avril, l'Inco Audrey Chabal épaule la rédactrice en chef d'Echos du monde, le magazine trimestriel du CCFD-Terre solidaire. 

Réflexions sur les sujets et le chemin de fer, secrétariat de rédaction sur l'ensemble du magazine et rédaction d'articles, notamment pour les pages culture.

Dans le numéro d'été, de nombreux sujets sur l'Ukraine.

Echos du monde est disponible sur abonnement et en partie en ligne


Sur le divan : "vous avez vraiment des diplômes de psy?"

Par peur de retourner chez sa psy, Myriam, 33 ans, est allée en consulter un autre. C’était prendre le risque de se retrouver dans un environnement déstabilisant et face à un praticien aux « méthodes atypiques », en qui elle n’avait aucune confiance.

De 2016 à 2018, j’ai consulté une psychanalyste. Nous devions nous voir après la pause estivale, mais je ne l’ai jamais recontactée. Quand, deux ans plus tard, des angoisses sont apparues et que j’ai ressenti le besoin de reprendre un travail, il était clair que ce ne serait pas avec cette praticienne. Après quelques recherches sur Internet, je tombe sur un mec, un psychologue avec des « méthodes atypiques ». Sur le coup, ça me plaît !

J’arrive au rendez-vous et à la seconde où il ouvre la porte, j’ai un mouvement de recul.

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Sur le divan : "tester l'EMDR, c'était comme désamorcer une bombe"

Premier volet de notre série « Sur le divan » sur notre rapport à la thérapie. Après deux chocs émotionnels, Lucie consulte pour la première fois une psychologue clinicienne. Une thérapie très « classique », en face à face. Un an après, elle retourne la voir pour se débarrasser d’une forte sensation de culpabilité. À sa grande surprise, la professionnelle lui propose une approche inédite : l’EMDR.

Peu de temps après la fin de mes études, j’ai perdu ma mère de manière soudaine. Je n’avais que 23 ans. C’est une entrée rude dans la vie adulte et, pour ne rien arranger, l’année suivante, j’ai vécu un chagrin amoureux bien costaud . J’ai beaucoup d’amies psy, j’étais donc sensibilisée à la thérapie mais j’avais peur d’y aller. Toutes m’avaient dit : « Quand tu iras consulter un psy, ce sera comme un élan vital. » Un deuil et une rupture, nous y étions.

Le témoignage de Lucie est à lire sur Elle.fr 

Il inaugure une série de témoignages sur la relation patient/psy.


Guerre en Ukraine : quelle utilisation des réseaux sociaux par les journalistes sur le terrain ?

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, les réseaux sociaux représentent à la fois un outil de travail et des canaux de diffusion pour les journalistes présents sur place. Parfois plus que des publications traditionnelles, les « posts » des reporters suscitent l’émotion, touchent un autre public, et archivent au quotidien les événements.

Nous sommes le 6 janvier 2021. Donald Trump est encore président. Il est 20 h 44, heure française, quand Grégory Philipps, alors correspondant aux États-Unis pour Radio France, poste sur son compte Twitter personnel une vidéo de 24 secondes accompagnée d’un seul mot : « Capitole ». Les images montrent des assaillants, encouragés par des compatriotes, grimpant à mains nues un mur situé en contre-bas du siège du Congrès américain. En couvrant cet événement qu’il sait déjà historique, le journaliste a « deux priorités à cet instant : être à l’antenne pour raconter en direct ce qu’il se passe et diffuser le plus rapidement possible la vidéo ». Deux priorités et « deux cerveaux », l’un pour son média, l’autre pour les réseaux sociaux.

Grégory Philipps n’est plus sur le terrain. Mais le désormais directeur adjoint de la rédaction de France Culture, en charge du développement numérique, le sait : les journalistes envoyés couvrir l’invasion de l’Ukraine pensent inévitablement à la photo ou à la vidéo qui viendra accompagner un son. Car cette guerre, « à la différence d’autres conflits », précise Grégory Philipps, laisse la possibilité aux reporters de se servir d’internet directement sur leur téléphone portable. Et donc d’utiliser les réseaux sociaux. Twitter, canal de diffusion privilégié par les journalistes, mais pas seulement.

Lire la suite de l'article sur La Revue des médias, de l'INA


À Paris, alertes en série sur des animateurs maltraitants dans les écoles

Cris, violences, carence de personnel… Les témoignages s’accumulent sur le manque de professionnalisation des animateurs, préoccupant pour la sécurité des enfants. Dans la capitale, le taux d’encadrement sur le temps périscolaire a atteint des pics inquiétants cet hiver : jusqu’à 25 enfants pour un adulte en maternelle.

Au départ, son fils a confié à Brigitte* n’avoir plus envie de retourner au centre de loisirs. En petite section l’année dernière, il raconte avoir été frappé par un animateur de son école, nichée au pied de tours dans le XIIIarrondissement de Paris. Après une plainte pour « violence volontaire sur mineur », d’après nos informations, la Brigade de protection des mineurs de Paris est saisie.

Brigitte découvre vite que son enfant n’est pas le seul à subir la maltraitance du jeune homme, chef des animateurs de l’école, qui se voit reprocher, à l’issue d’une enquête diligentée par les services de la ville (dont dépendent les 15 000 animateurs périscolaires), des « gestes brutaux dans la prise en charge des enfants », des « propos désobligeants et malveillants » à l’égard d’élèves comme d’adultes, ou encore des « cris », « coups de pied dans les chaises » et autres « comportements agressifs ».

Une enquête à lire sur Médiapart 


Bernard Lahire : Enfances de classe, de l'inégalité parmi les enfants

En décembre dernier, le sociologue Bernard Lahire était le grand invité de la médiathèque Coeur de ville de Vincennes. Durant cette rencontre, il est revenu sur son ouvrage collectif, Enfances de classe : de l'inégalité parmi les enfants

"Naissons-nous égaux ? Des plus matérielles aux plus culturelles, les inégalités sociales sont régulièrement mesurées et commentées, parfois dénoncées. Mais les discours, qu’ils soient savants ou politiques, restent souvent trop abstraits. Ce livre relève le défi de regarder à hauteur d’enfants les distances sociales afin de rendre visibles les contrastes saisissants dans leurs conditions concrètes d’existence."

"Durant cette rencontre, il est revenu avec la journaliste Audrey Chabal sur son parcours et son travail, et plus particulièrement sur son dernier livre collectif d’enquêtes sociologiques auprès d’enfants scolarisés de 5/6 ans : Enfances de classe (éditions du Seuil)."

Cette rencontre est à réécouter sur le site de la médiathèque de Vincennes.