Sur le divan : "vous avez vraiment des diplômes de psy?"

Par peur de retourner chez sa psy, Myriam, 33 ans, est allée en consulter un autre. C’était prendre le risque de se retrouver dans un environnement déstabilisant et face à un praticien aux « méthodes atypiques », en qui elle n’avait aucune confiance.

De 2016 à 2018, j’ai consulté une psychanalyste. Nous devions nous voir après la pause estivale, mais je ne l’ai jamais recontactée. Quand, deux ans plus tard, des angoisses sont apparues et que j’ai ressenti le besoin de reprendre un travail, il était clair que ce ne serait pas avec cette praticienne. Après quelques recherches sur Internet, je tombe sur un mec, un psychologue avec des « méthodes atypiques ». Sur le coup, ça me plaît !

J’arrive au rendez-vous et à la seconde où il ouvre la porte, j’ai un mouvement de recul.

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Sur le divan : "tester l'EMDR, c'était comme désamorcer une bombe"

Premier volet de notre série « Sur le divan » sur notre rapport à la thérapie. Après deux chocs émotionnels, Lucie consulte pour la première fois une psychologue clinicienne. Une thérapie très « classique », en face à face. Un an après, elle retourne la voir pour se débarrasser d’une forte sensation de culpabilité. À sa grande surprise, la professionnelle lui propose une approche inédite : l’EMDR.

Peu de temps après la fin de mes études, j’ai perdu ma mère de manière soudaine. Je n’avais que 23 ans. C’est une entrée rude dans la vie adulte et, pour ne rien arranger, l’année suivante, j’ai vécu un chagrin amoureux bien costaud . J’ai beaucoup d’amies psy, j’étais donc sensibilisée à la thérapie mais j’avais peur d’y aller. Toutes m’avaient dit : « Quand tu iras consulter un psy, ce sera comme un élan vital. » Un deuil et une rupture, nous y étions.

Le témoignage de Lucie est à lire sur Elle.fr 

Il inaugure une série de témoignages sur la relation patient/psy.


Guerre en Ukraine : quelle utilisation des réseaux sociaux par les journalistes sur le terrain ?

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, les réseaux sociaux représentent à la fois un outil de travail et des canaux de diffusion pour les journalistes présents sur place. Parfois plus que des publications traditionnelles, les « posts » des reporters suscitent l’émotion, touchent un autre public, et archivent au quotidien les événements.

Nous sommes le 6 janvier 2021. Donald Trump est encore président. Il est 20 h 44, heure française, quand Grégory Philipps, alors correspondant aux États-Unis pour Radio France, poste sur son compte Twitter personnel une vidéo de 24 secondes accompagnée d’un seul mot : « Capitole ». Les images montrent des assaillants, encouragés par des compatriotes, grimpant à mains nues un mur situé en contre-bas du siège du Congrès américain. En couvrant cet événement qu’il sait déjà historique, le journaliste a « deux priorités à cet instant : être à l’antenne pour raconter en direct ce qu’il se passe et diffuser le plus rapidement possible la vidéo ». Deux priorités et « deux cerveaux », l’un pour son média, l’autre pour les réseaux sociaux.

Grégory Philipps n’est plus sur le terrain. Mais le désormais directeur adjoint de la rédaction de France Culture, en charge du développement numérique, le sait : les journalistes envoyés couvrir l’invasion de l’Ukraine pensent inévitablement à la photo ou à la vidéo qui viendra accompagner un son. Car cette guerre, « à la différence d’autres conflits », précise Grégory Philipps, laisse la possibilité aux reporters de se servir d’internet directement sur leur téléphone portable. Et donc d’utiliser les réseaux sociaux. Twitter, canal de diffusion privilégié par les journalistes, mais pas seulement.

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À Paris, alertes en série sur des animateurs maltraitants dans les écoles

Cris, violences, carence de personnel… Les témoignages s’accumulent sur le manque de professionnalisation des animateurs, préoccupant pour la sécurité des enfants. Dans la capitale, le taux d’encadrement sur le temps périscolaire a atteint des pics inquiétants cet hiver : jusqu’à 25 enfants pour un adulte en maternelle.

Au départ, son fils a confié à Brigitte* n’avoir plus envie de retourner au centre de loisirs. En petite section l’année dernière, il raconte avoir été frappé par un animateur de son école, nichée au pied de tours dans le XIIIarrondissement de Paris. Après une plainte pour « violence volontaire sur mineur », d’après nos informations, la Brigade de protection des mineurs de Paris est saisie.

Brigitte découvre vite que son enfant n’est pas le seul à subir la maltraitance du jeune homme, chef des animateurs de l’école, qui se voit reprocher, à l’issue d’une enquête diligentée par les services de la ville (dont dépendent les 15 000 animateurs périscolaires), des « gestes brutaux dans la prise en charge des enfants », des « propos désobligeants et malveillants » à l’égard d’élèves comme d’adultes, ou encore des « cris », « coups de pied dans les chaises » et autres « comportements agressifs ».

Une enquête à lire sur Médiapart 


Bernard Lahire : Enfances de classe, de l'inégalité parmi les enfants

En décembre dernier, le sociologue Bernard Lahire était le grand invité de la médiathèque Coeur de ville de Vincennes. Durant cette rencontre, il est revenu sur son ouvrage collectif, Enfances de classe : de l'inégalité parmi les enfants

"Naissons-nous égaux ? Des plus matérielles aux plus culturelles, les inégalités sociales sont régulièrement mesurées et commentées, parfois dénoncées. Mais les discours, qu’ils soient savants ou politiques, restent souvent trop abstraits. Ce livre relève le défi de regarder à hauteur d’enfants les distances sociales afin de rendre visibles les contrastes saisissants dans leurs conditions concrètes d’existence."

"Durant cette rencontre, il est revenu avec la journaliste Audrey Chabal sur son parcours et son travail, et plus particulièrement sur son dernier livre collectif d’enquêtes sociologiques auprès d’enfants scolarisés de 5/6 ans : Enfances de classe (éditions du Seuil)."

Cette rencontre est à réécouter sur le site de la médiathèque de Vincennes.


Applis bébés : elles peuvent stresser les parents

Nombre et durée des tétées, temps de veille et de sommeil, fréquence des selles et des urines, courbes de poids et de taille, etc. Les applications de suivi du développement du nourrisson proposent un accompagnement complet. Le "Quantified self" s'invite dès le berceau. 

Bébé Connect, Baby Tracker, Baby Manager, Bébé +, Baby Daybook, etc. une quinzaine d'applications mobiles proposent de tracer, à savoir quantifier et noter, divers éléments du quotidien de leur nourrisson.

Enquête à lire dans le numéro 577 de février 2022 de 60 Millions de consommateurs

 


Femme journaliste dans la fiction : et à la fin, elle couche

« Fouineuse », « chieuse », « girly ». La journaliste dans les films et les séries est une représentation stéréotypée, sexuée et souvent caricaturale de la femme indépendante. Bien loin de la réalité. Depuis #MeToo, les choses changent. Un peu.

Assise en tailleur sur la moquette fatiguée de son appartement, entourée de tas de papiers soigneusement organisés, Zoe Barnes épluche méticuleusement les documents. La jeune journaliste infatigable à la silhouette gracile est prête à tout pour le scoop. Dans le noir, avec son sweat à capuche d’adolescente et ses sourcils froncés, elle échange inlassablement des textos avec le redoutable politicien Frank Underwood. Au lit, sera-t-il plus enclin à lui glisser quelques bribes d’informations ?

La version américaine de House of Cards (Netflix, 2013) propose une vision fantasmée des enjeux de pouvoir entre journalistes et politiques. Chacun se sert de l’autre dans un climat de secret et de conspiration. « Zoe vit pour le journalisme. Elle couche pour obtenir des infos. C’est un personnage extrême qui affronte un autre personnage extrême. Chacun se pose la même question : la fin justifie-t-elle les moyens ? », expose Sarah Sepulchre, professeure à l’université de Louvain en cultures médiatiques et populaires, questions de genres et séries.

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"La dématérialisation désespère les populations"

"Les modernisations des services publics sont, de fait, des massacres." Dans La Valeur du service public (La Découverte), les mots employés pour qualifier les effets de la modernisation sont violents. Minutage des rendez-vous, budgets comprimés, rationalisation, non remplacement des départs, fusions, relocalisations, dématérialisation... autant de symptômes du délitement des services publics auxquels s'attaquent les auteurs.

Interview de Claire Lemercier, directrice de recherche au centre de sociologie des organisations, CNRS, à lire dans La Gazette des communes.


« En crèche, on est juste soulagées de rendre les enfants entiers  le soir »

Elles font un travail essentiel : s’occuper des enfants des autres quand ceux-ci vont travailler. Pourtant, qui connaît les professionnelles des crèches, leur rôle et leurs revendications ? 

Chaque matin, elles accueillent parents et enfants avec le sourire. Un peu à la chaîne, autour de 8h30. Mais elles* prennent toujours un petit instant avec chacun pour entendre et noter les nouvelles du jour : untel a passé une mauvaise nuit, une autre a le nez qui coule. « Notre rôle principal est d’accueillir et de rassurer les parents qui laissent la chose plus précieuse au monde : leur enfant », affirme Sandy Voredini. Auxiliaire de puériculture depuis 1999, elle a d’abord travaillé en service de pédiatrie, à l’hôpital, avant d’intégrer une crèche municipale à Nice en 2007. « A l’époque, la formation d’un an était technique, très adaptée au milieu hospitalier, mais beaucoup moins à notre rôle en crèche, à savoir l’éveil et les besoins de l’enfant. J’ai appris sur le terrain. »

Un terrain peuplé de petits êtres en construction. De rires, de pleurs, de couches pleines, de gommettes et de purée étalée sur le visage. Mais aussi de dos courbés, de génuflexions et d’enfants de plus de dix kilos portés à longueur de journée. Depuis le mois de juillet, Véronique Escames ne travaille plus. Inaptitude. « Ça use ! »

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