« Nous voulons faire entendre notre voix » : les lycéens parisiens se mobilisent à leur tour

Le blocus des lycées s’étend aux Portes de Paris, en solidarité avec les lycées de banlieue, où des affrontements ont lieu avec la police. À Hélène-Boucher et Maurice-Ravel, les élèves se mobilisent aussi contre la dégradation de leurs conditions d’études.

Dès potron-minet ce mardi 29 septembre, un groupe de lycéens est installé sur des poubelles. Elles obstruent la porte d’entrée. Le lycée Hélène Boucher, dans un quartier populaire du XXe arrondissement de Paris, rejoint ainsi le mouvement lancé la semaine dernière par plusieurs établissements de banlieues.

Il fait partie de la dizaine de lycées de la capitale à se mobiliser tandis que la principale organisation syndicale des lycéens, l’Union syndicale lycéenne (USL), a appelé au blocage des lycées partout en France, à l’occasion d’une journée de mobilisation dans la fonction publique. À l’échelle de l’Île-de-France, 75 établissements sont perturbés, selon la Région.

« Moins de flics, plus de frics », peut-on lire sur un drap à la lumière des lampadaires encore allumés. D’autres pancartes circulent entre les mains des élèves, dont les visages sont dissimulés derrière des masques. Elles dénoncent notamment la pression psychologique liée à Parcousup. Tout est prêt pour que le blocus dure au moins toute la matinée…

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