L’Incolettre de juillet 2026 – Ombres et lumières
Nous venons de connaître le mois de juin le plus chaud de l’histoire en Europe occidentale. Grosse chaleur également pour la presse, marquée par des PSE en pagaille et des remplacements par l’IA. Des pans d’ombres qui n’ont pas empêché les Incos d’enquêter sur les lumières du monde : objets poétiques, dynamiques sportives ou souvenirs marquants. Suivez-nous…

Le tuk-tuk pèse 348 kilos (à vide), mesure 2,65 mètres de long, 1m30 de large, pousse jusqu’à 65 km/h et peut accueillir cinq passagers. © Pauline Gauer
Globes et tuk-tuks
Pauline Gauer a raconté dans Libération, avec le journaliste Sami Zaïbi, l’histoire du tuk-tuk, emblématique trois-roues importé d’Inde qui a imposé sa silhouette biscornue dans toute l’Égypte en une vingtaine d’années. Jugé bruyant, dangereux et polluant, il est aujourd’hui dans le viseur du gouvernement égyptien qui tente de le remplacer par le Qute, véhicule plus propre mais plus cher. Dans le quartier de Shubra de la capitale du Caire, la lutte entre le tricycle et le quadricycle symbolise le fossé entre l’Égypte réelle et celle rêvée par les autorités.
Clémence Levasseur est allée à la rencontre d’Alain Sauter à Besançon. Cet ancien enseignant-chercheur en géographie a décidé, il y a dix ans, de relancer un savoir-faire oublié : la fabrication artisanale de globes. Depuis, sa petite entreprise crée ces objets inspirés par les grandes explorations, les étoiles et les cartes anciennes. Des pièces poétiques, réalisées à la main, qui séduisent musées et mordus de voyage. C’est à lire dans Le Parisien Week-end.
C’est du sport !
Toujours à Besançon, Léonie Perano a pris le pouls d’un nouveau business, celui du trail en culottes courtes. Forger un mental, apprendre le goût de l’effort, viser la performance ou simplement imiter papa et maman : les courses « kids », réservées aux 3 à 16 ans, connaissent un véritable boom. La nouvelle venue aux Incos le raconte dans le supplément L’Époque du Monde.
En parallèle de celle qui se tient aux États-Unis, une Coupe du monde, dite de football unifié, s’est tenue à Paris du 6 au 11 juillet. Dans ce sport, des joueurs valides et ceux porteurs d’un handicap mental se mélangent. Le but : rendre visibles les différences. C’est à Martin Fort au texte etMarion Esquerré à la photographie que l’on doit ce reportage paru dans le magazine Ombres et lumière.

Des participants de la Coupe du monde de football unifié. © Marion Esquerré
Quant à Assia Hamdi, elle travaille sur l’évolution des dynamiques d’immigration au sein de l’équipe de France. Pour Sciences Humaines, elle s’est entretenue avec le sociologue du sport Stéphane Beaud, auteur de nombreux travaux sur le sujet.
Notre randonneuse Anne-Laure Lemancel continue d’user ses souliers sur les magnifiques sentiers de la Ceinture verte d’Île-de-France, en 19 étapes, et 260 km. Une série d’été à retrouver chaque semaine dans Télérama Paris. La pige, c’est du sport !
Et la justice ?
En France, auteurs et victimes d’infraction peuvent depuis 2014 participer à des programmes conçus pour leur permettre de dialoguer. C’est ce que l’on nomme la justice restaurative. Bien que ce dispositif n’ait pas de visée thérapeutique, Christine Lamiable s’est interrogée : a-t-il des effets psychologiques positifs ? Des psychologues y apportent un début de réponse dans Le Figaro.
Les centres pénitentiaires ne sont pas épargnés par les fortes chaleurs. Le soleil tape de plein fouet les cellules, mal aérées et en proie pour certaines à la surpopulation. Malgré le « plan canicule » du ministère de la Justice, des problèmes structurels demeurent dans les prisons du Limousin. Agnès Raimbault a enquêté pour France 3 Nouvelle-Aquitaine.
IA et odorat
Agnès Raimbault a par ailleurs interrogé dans Le Monde la dissonance cognitive qui atteint certaines entreprises et associations engagées pour l’environnement, mais ayant recours à l’IA. Elles ne savent pas encore mesurer son empreinte carbone. Les plus engagées d’entre elles tentent bien le calcul, mais elles se heurtent alors à un constat embarrassant : l’IA rend leurs objectifs de décarbonation inatteignables.
Comment fonctionne le nez ? Pour Ouest-France, Anne-Flore Hervé s’est intéressée à l’association Nez en herbe qui milite pour un éveil olfactif dès la crèche et l’école maternelle. Découvrir les pouvoirs de l’odorat montre l’intérêt de sentir le monde qui nous entoure et d’être en connexion avec toute l’activité du vivant, du microbe jusqu’aux grosses bêtes…
Traces
Pour les étudiants en santé, il y a des patients qui marquent plus que d’autres. Des souvenirs qui peuvent influencer les carrières et rester dans la mémoire pour toute la vie. La première confrontation à la mort, la première naissance, la première vie sauvée ou simplement le premier patient. Pour L’Étudiant, Malika Butzbach a demandé aux futur·es médecins, sage-femmes et pharmacien·nes de raconter leur « première fois ».
Direction Deauville et Martagny avec Ariane Dollfus, afin de voir à quoi ressemblent les festivals de photos en plein air de ces deux villes normandes. Sur Fréquence Protestante, elle a réuni quatre professionnels de la photo pour débattre sur l’avenir de cet art et de sa diffusion. On peut écouter l’émission en replay. Notre Inco a également revisité 80 ans de Festival d’Avignon pour Point de Vue avant de s’atteler, cet été, à l’écriture de ses deux prochains livres.
![]()

Enfin, Odhrán Dunne a rencontré Judith Lyon-Caen afin de faire son portrait pour Le Monde. Directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, enseignante-chercheuse et historienne, Judith Lyon-Caen publie un nouveau livre, « Balzac nous appartient ».

Pour l’heure, c’est l’été qui nous appartient. On vous le souhaite frais (si seulement…) et reposant.
Ça bouge aux Incos !
On dit bye-bye à Lucie Romano, partie au Moniteur et bienvenue à Matilde Meslin, branchée podcast, médias, culture et journalisme narratif.
