L’Incolettre d’avril 2026 – On a fait le tour de la planète (en) mars

Avant le survol de la face cachée de la lune, en ce mois d’avril 2026, par les quatre astronautes de la mission Artemis-2, les Incos ont effectué diverses missions et expériences à la surface du mois de mars. 

Si les humains partis scruter indiscrètement le revers du satellite naturel de la Terre ont manqué Pâques, dimanche 5 avril 2026, on ne peut pas en dire autant des Incos. Et notamment de Clémence Levasseur, rédactrice d’un article, publié le 28 mars dans Le Parisien Week-End, à propos de la plus ancienne chocolaterie parisienne, vieille de 265 ans. La journaliste à la gourmandise maintenant sue de tous s’est rendue en Indre-et-Loire pour visiter les ateliers de production de l’enseigne, où « une délicieuse odeur de cacao fait saliver ». 

À celui du chocolat, notre Inco Sandrine Mercier a préféré évoquer « le goût âpre de la route » de François-Henri Désérable, ancien hockeyeur devenu écrivain. À l’occasion de la parution de son ouvrage Chagrin d’un chant inachevé, paru chez Gallimard et emmenant le lecteur sur les traces de Che Guevara en Amérique du Sud, elle a signé son interview dans AR Le Nouveau Voyageur, dont le numéro 74 est paru en ce printemps 2026.

« L’horreur vécue par des millions d’esclaves sur le départ… » 

Le tour de la planète (en) mars des Incos, après cette étape en Amérique du Sud, s’est poursuivi en Afrique. Anne-Flore Hervé a effectué un reportage sur l’île de Gorée, au Sénégal. Son article, publié par Ouest-France, raconte comment ce « lieu de mémoire inscrit au patrimoine mondial de l’humanité » est encore habité par « l’horreur vécue par des millions d’esclaves sur le départ… » 

Le périple se poursuit ensuite en Asie, en Irak. Notre photographe Pauline Gauer s’y trouvait, malgré la guerre. Elle a notamment pu y capturer des scènes de rassemblement de personnes venues des quatre régions kurdes, dans le village d’Aqra, à l’occasion de Norouz, le nouvel an perse. Ses impressionnants clichés ont accompagné le reportage rédigé par La Croix

Dans le village d’Aqra, au nord de l’Irak, des visiteurs venus des quatre régions kurdes se sont réunis pour célébrer Noruz, le nouvel an perse, le 20 mars 2026. © Pauline Gauer

L’Irak, avec la Turquie, se retrouve encore dans les productions des Incos avec le film Retour à Babylone, signé Sébastien Daycard-Heid. Ce documentaire de 52 minutes portant sur les Assyro-Chaldéens, des chrétiens d’Orient originaires de Turquie et d’Irak, installés dans le Val-d’Oise a reçu le prix Complicité sans frontières du festival des Curieux voyageurs, du 6 au 8 mars, à Saint-Étienne. 

Courir après un ballon, se balader ou vadrouiller  

En Île-de-France toujours, mais cette fois à Paris, l’une de nos Incos, Assia Hamdi, s’est notamment penchée sur les Dégos, club de football « majoritairement composé de lesbiennes ainsi que de personnes trans et non-binaires ». Elle s’est d’ailleurs plus largement intéressée au foot populaire et féministe, dans sa contribution à Foot Manifesto, ouvrage collectif publié le 20 mars aux éditions Divergences

Pour sa part, notre Inco Christelle Granja n’a pas couru après un ballon mais s’est contentée de suivre l’historien Charles-François Mathis dans une balade urbaine à travers le végétal. Mauvaises herbes, platanes ordinaires et parterres fleuris lui permettent de relier l’hygiénisme et l’ordre social du XIXème siècle à l’urgence climatique contemporaine. Son récit, accompagné des illustrations de Matthieu Parciboula, est publié dans le numéro de ce printemps 2026 de La Revue dessinée

On ne parle plus de balade à ce niveau, mais carrément de pérégrination, voire de vadrouille. Agnès Raimbault a écumé l’ancienne région Languedoc-Roussillon, passant de Montpellier (Hérault) à Nîmes (Gard), en passant par Carcassonne (Aude). Ses nombreux articles et reportages sont publiés par France 3 Occitanie

« Aussi horrible qu’on l’imagine vue d’ici, la situation est pire en réalité, je vous l’assure », commente Derf Backderf à propos des États-Unis sous Donald Trump. ©️ Marion Esquerré

Parfois, il faut savoir passer du coq à l’âne, de la région occitane à l’Ohio (États-Unis). Notre Inco Marion Esquerré a tiré le portrait de Derf Backderf, l’auteur de BD américain auteur d’un best-seller sur ses années lycée auprès de Jeffrey Dahmer. Sous l’objectif de la photographe, il commente pour L’Humanité la situation contemporaine sous Donald Trump : « Aussi horrible qu’on l’imagine vue d’ici, la situation est pire en réalité, je vous l’assure. » 

Malika Butzbach s’est aussi penchée sur un assez sinistre constat : à savoir, le nombre très important d’épisodes dépressifs connus par les étudiants en médecine. Elle a cherché à rendre compte des « divers dispositifs développés pour sensibiliser et former les futurs soignants mais aussi leurs encadrants », comme le projet de recherche inédit Osmose, lancé par l’université d’Orléans. Egora, le titre de presse professionnelle à destination des médecins, a publié, le 9 mars 2026, son article sur le sujet.

Dans la rubrique presse pro toujours, l’Inco Éric Delon a publié, le 28 mars un article dans L’Argus de l’assurance. Dans celui-ci, il s’est intéressé à la façon dont les assureurs se mobilisent face aux fraudeurs en bande organisée. Cette fraude, « désormais très sophistiquée » et « structurée en réseaux » est estimée à plus de 900 millions d’euros. « Leur combat associe des outils de détection et une incontournable expertise humaine », écrit notre journaliste.

D’autres tricheurs se sont retrouvés dans le viseur d’un Inco, à savoir « les patrons ayant enfreint le Code du travail ». Martin Fort a suivi, pendant deux jours, « la seule formation obligatoire sur la santé et la sécurité au travail dispensées à la demande de la justice » à ces employeurs. Mediapart a publié, le 30 mars, son reportage. 

Les Incos viennent aussi de faire le Tours de la planète… 

Le collectif, représenté par Christine Lamiable, a pris part aux Assises du journalisme, à Tours, qui se sont tenues du 7 au 11 avril 2026.  Avec son confrère d’Enketo et ses consœurs des Rapporteuses, d’Hikaya et des Enflammées, notre Inco a chanté les louanges de la force donnée par les collectifs.