L'Incolettre d'octobre 2026 - Les Incos ont la tête dure

Les Incos sont les plus beaux. Ce mois-ci, Odhràn Dunne a tiré le portrait des membres du collectif. On ne résiste pas à l'envie de vous montrer son superbe travail
(et nos têtes) !
Les Incos ont la tête dure
Alors que la jeunesse se mobilise en masse pour faire entendre ses revendications, les Incos continuent de promener leur carnets et leurs appareils photo aux quatre coins du pays. Toujours pour faire entendre des réalités individuelles ou collectives, des voix que l’on n’entend pas ou trop peu, et des inspirations pour l’avenir.
Pour ce mois de septembre, nombreux sont les Incorrigibles à être retournés sur les bancs de l’école le temps d’un papier. Assia Hamdi, notre première de la classe en sport, a tenté de répondre à la question que tous les profs d'EPS entendent en début d'année : "M'sieur, pourquoi est-ce qu'on ne fait jamais foot en cours ?". Une énigme épineuse, derrière laquelle il y a de vraies raisons éducatives, logistiques, et même culturelles… Et c'est à lire sur l’Équipe évidemment !
Anne-Flore Hervé est allé voir du côté des plus petits. Pour la page Parents-Enfants de Ouest-France, elle a interrogé une professeure de maternelle et un professeur de psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l'éducation pour décrypter l'apprentissage long, progressif et exigeant de la lecture.
Notre experte des entrechats Ariane Dollfus continue sa rentrée des opéras et a suivi Mathilde Froustey, une danseuse Etoile du Ballet de l'Opéra de Bordeaux sur les lieux de son enfance, à savoir Vieux-Boucau, cité balnéaire des Landes. L'occasion de parler senteurs d'enfance, mer, forêt, vagues, courses landaises, et chorégraphes au féminin. Le reportage, paru dans Point de Vue, est illustré des très belles photos de Jean-Louis Hupé. Notre Inco est aussi retourné à l'Opéra Garnier pour revoir L'Histoire de Manon, ballet de Kenneth MacMillan, dont elle a fait la critique dans Resmusica.
Des villes aux ruralités ...

À côté des lycées et des batailles d’aura, Pauline Gauer reste toujours dans le style. Notre photographe s’est rendue à Grigny, en Essonne, pour rencontrer les sapeurs congolais les plus chics du pays, et qui se retrouvent chaque été sur un parking près du RER. Pour StreetPress, elle nous fait découvrir un lieu de rencontre où la diaspora raconte son histoire, exhibe ses dernières pièces vestimentaires et fait vivre sa culture malgré l’avenir incertain de ces événements.
Loin des rails ferroviaires, Léonie Perano a, comme des milliers de personnes, traversé la France pour admirer l'artiste Jul. Petite ville de 17 000 habitants, Château-Gontier-sur-Mayenne n'a rien d’une étape évidente pour le rappeur le plus marseillais du pays. Pendant des semaines, son arrivée a alimenté les rumeurs du coin. Pourquoi Jul vient-il chanter ici ? Notre Inco a suivi les coulisses de ce drôle de rendez-vous entre le J et un festival rural, et c’est à feuilleter dans les pages de Society.
Pour Libération, Christelle Granja s’est elle aussi éloigné des centres urbains pour se rendre à Anould, petite ville à quelques kilomètres de la sous-préfecture de Saint-Dié-des-Vosges. Dans les murs d’une ancienne papeterie du Souche qui doit devenir un lieu de formation, trois artistes ont investi les murs. Une façon de faire paysage, loin de l'image de carte-postale vosgienne.
Plus au sud, dans l'Aude et les Pyrénées Orientales, des vignerons aux avant-postes des dérèglements climatiques de l'Hexagone, expérimentent de nouvelles cultures pour sauver la valeur nourricière de leurs terres devenues presque arides. Parmi elles, la pistache, particulièrement adaptable aux fortes chaleurs et à la privation d'eau. En binôme texte et photo, Christelle Granja et Marion Esquerré ont réalisé un reportage, au début de l'été, sur ces vigneronnes et vignerons investissent cette nouvelle filière qu'ils espèrent d'avenir. C'est à retrouver dans le magazine Socialter.

Des personnes à lire, à voir et à entendre
Il y a des personnes qui portent haut et fort des combats qui comptent. Agnès Ledig est de celles-là. Scandalisée par la réintroduction de pesticides interdits dans la loi d’urgence agricole, la romancière a décidé de rendre sa légion d'honneur et appelle au combat pour le vivant. Christine Lamiable l'a rencontré pour Santé Magazine.
Dans les salles de cinéma, il y a celles et ceux que l’on regarde sans voir : les figurants. Dans « Ni Vue ni Connue » (sortie le 7 octobre 2026), Isabelle Huppert joue une comédienne qui espère se faire remarquer en enchaînant les petits rôles de figuration. L’occasion de revenir sur ce statut particulier et peu connu, pourtant indispensable à la fabrication des films et des séries. Clémence Levasseur s'est penchée sur ce sujet dans Le Parisien Week-end.
Penser le début d'une fin.
Et lorsque la carrière a décollé, comment la faire atterrir ? Martin Fort a dressé le portrait de Stéphane Demazure pour La Revue des Médias. Après une longue carrière, le journaliste économique a décidé de mettre son savoir-faire au service de la généalogie. Pour mettre en scène l’histoire familiale de ses clients, il produit podcasts, journaux et reportages vidéo.
Il y a les histoires des personnes, mais lui préfère celle des couleurs. L'historien Michel Pastoureau a passé une grande partie de sa vie à analyser et à expliquer les couleurs. Âgé aujourd’hui de 79 ans, sa vue décline. Comment ce célèbre médiéviste vit-il et appréhende-t-il cette affliction qui le touche ? Pour M Le magazine du Monde, l’inco Odhrán Dunne est allé à sa rencontre dans son parc préféré, le jardin du Luxembourg, pour réaliser son portrait.

Une nouvelle membre !
On est très contents de vous présenter Maud Delaflotte, photographe et documentariste, qui rejoint notre bande de joyeux et joyeuses pigistes ! Mais pour tout vous dire, on est aussi un peu tristes de voir partir notre camarade Romain Allimant vers de nouveaux horizons. Bon vent à toi !
Du bidonville à l’école, un parcours toujours semé d'embûches
Malgré des évolutions législatives ces dernières années, l’accès à l’école demeure compliqué pour les enfants en extrême précarité. En premier lieu, des obstacles administratifs dressés par des mairies qui freinent parfois les inscriptions à l’école. « Ces refus sont discriminatoires, en raison du lieu de vie mais aussi de l’origine. On devine qu’il est question d’antitsiganisme, qui vise à exclure les personnes roms », explique Rémi Bindefeld, coordinateur au sein d’Askola.
"Les soignants n'ont pas le droit d'être faibles" : le projet Osmose au chevet des étudiants en médecine
Pour Mélanie Debarreix, la prise de conscience des enjeux de la santé mentale des étudiants en médecine ne date pas d’hier. Mais, devenue présidente de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni)*, elle ne s’attendait pas à un tel phénomène. "En trois mois de présidence, j’ai été confrontée à quatre suicides d’internes. Et personne ne fait rien", se désole la future radiologue.
Plus d’un quart des étudiants en médecine connaissent un épisode dépressif, révélait une étude publiée en 2024. Face à la dégradation de la santé mentale des carabins, divers dispositifs sont développés pour sensibiliser et former les futurs soignants mais aussi leurs encadrants. L’université d’Orléans a ainsi lancé Osmose, un projet de recherche inédit, en suivant une cohorte d’étudiants en Pass et LAS sur des dizaines d’années. Un décryptage pour le média Egora.
Stage, alternance, séjour à l’étranger… Pour les étudiants en situation de handicap, les difficultés demeurent
« Quand je bégayais, on pensait que j’étais bête » : ces étudiants bègues racontent leurs difficultés
Partir ou rester ? Dans la Creuse, les lycéens face au dilemme des études supérieures
"Tu fais quoi toi l'année pro ?" Cette question, les lycéens de terminale ne la connaissent que trop bien. Mais pour ceux du lycée Eugène Jamot à Aubusson, dans la Creuse, cette question devient "Tu vas où toi l'année pro ?"
Le département de la Creuse compte un IUT et un Ifsi, ainsi que quelques BTS. Les universités les plus proches se trouvent à Limoges ou Clermont, soit 85km. Pour ces lycéens de milieu rural, étudier signifie souvent quitter le domicile familial, les amis mais aussi sa ville. Un sacré dilemme quand on a à peine 18 ans.Il y a celles et ceux qui rêvent de la vie étudiante "dans la grande ville". Celles et ceux qui partent "à contre-coeur". Celles et ceux qui préfèrent rester "parce qu'on est bien ici".
Un reportage publié dans La Vie avec les photos de l'Inco Pauline Gauer.
Faut-il prendre en compte le lycée d’origine dans Parcoursup ?
Anxiogène pour beaucoup d’élèves, la prise en compte de l’établissement d’origine par l’algorithme de Parcoursup est effective dans certaines filières, ce qui peut jouer en faveur des candidats… ou non.
Un décryptage à lire sur Alternatives Économiques.
« J’ai vite compris que je m’étais fait arnaquer » : des étudiants inscrits sans le savoir dans une formation privée
« Je pensais être inscrite en master 1 au sein de l’université Paris Est Créteil (Upec). Mais sur les tableaux de l’université qui affichait notre emploi du temps, notre formation était indiquée sous un autre intitulé. » Dès la première semaine de cours, Marie a des doutes sur la formation qu’elle vient de rejoindre. Alors qu’ils pensaient candidater à un master de l’IAE de l’université de Créteil, 69 étudiants ont été inscrits à une formation privée, non reconnue par le ministère de l’Enseignement supérieur. Une enquête publiée dans Le Parisien Etudiant.
À l’université de Nanterre, le BaskIn réunit étudiants valides et en situation de handicap sur un terrain de sport
Avec ses chaussettes bleues comme le revêtement du terrain, Lara sprint en dribblant jusqu’à la zone des paniers. Tout à coup, elle s’arrête et pose le ballon de basket par terre. C’est Jean-Charles, restée jusque-là dans son fauteuil roulant près du potau, qui se saisit d’une autre balle, plus petite, pour se lever et marquer le point. Les acclamations recouvrent presque les commentaires grognons de l’équipe adverse, formée par Anne-Claire, Océane et Didier. Comme chaque lundi soir, à partir de 18h, une petite dizaine de jeunes étudiants et actifs se réunissent dans le gymnase de l’université de Nanterre pour participer au créneau de BaskIn, un sport proposé par l’établissement et qui permet aux personnes valides et à celles en situation de handicap de jouer ensemble. Un reportage pour Le Parisien Étudiant.








