« Les soignants n’ont pas le droit d’être faibles » : le projet Osmose au chevet des étudiants en médecine

Pour Mélanie Debarreix, la prise de conscience des enjeux de la santé mentale des étudiants en médecine ne date pas d’hier. Mais, devenue présidente de l’Intersyndicale nationale des internes (Isni)*, elle ne s’attendait pas à un tel phénomène. « En trois mois de présidence, j’ai été confrontée à quatre suicides d’internes. Et personne ne fait rien », se désole la future radiologue.

Plus d’un quart des étudiants en médecine connaissent un épisode dépressif, révélait une étude publiée en 2024. Face à la dégradation de la santé mentale des carabins, divers dispositifs sont développés pour sensibiliser et former les futurs soignants mais aussi leurs encadrants. L’université d’Orléans a ainsi lancé Osmose, un projet de recherche inédit, en suivant une cohorte d’étudiants en Pass et LAS sur des dizaines d’années. Un décryptage pour le média Egora.