#Planète +

« Le casse », une série documentaire de 3×52 minutes

A chaque film, l’histoire d’un casse, d’une évasion, d’un braqueur mais aussi d’une époque, d’une ambiance… Les protagonistes se confient à Jérôme Pierrat, Ella Cerfontaine, Christophe Lancelotti et Agnès Pizzini réalisent, Sarah Guyomard les a accompagné pour la recherche d’archives. Une production Caméra subjective, diffusée en octobre sur Planète+.

Braquages et évasions, ce sont ceux qui les font qui en parlent le mieux : soirée spéciale avec 3 documentaires inédits, lundi 20 octobre à 20h45 sur PLANÈTE+

L’évasion spectaculaire des Baumettes en 1999, le braquage du Crédit Lyonnais à Chartres en 1988, le casse de Nice en 1976… des affaires dont on ne connaît souvent que l’histoire officielle et parcellaire. LE CASSE propose de les revivre à travers les yeux des principaux protagonistes. Braqueurs et policiers se livrent à visage découvert au journaliste Jérôme Pierrat. Une collection inédite sur PLANÈTE+.

Le premier documentaire raconte la fameuse évasion en hélicoptère depuis la prison des Baumettes ; le deuxième relate une affaire de braquage de banque à Chartres qui s’annonçait comme du gâteau, et pourtant… ; pour finir, le troisième relate la célèbre affaire du casse de Nice, dit le « casse du siècle ». Des séquences de fiction nous plongent au cœur de l’action, apportant à ce documentaire une part de réalisme spectaculaire qui nous fait ressentir la poussée d’adrénaline et la tension vécues par les personnes impliquées. Ces séquences cinématographiques sont mises en scène par des réalisateurs de cinéma. Hugo Gélin, Xavier Gens et Julien Leclercq se sont prêtés à l’exercice.

20h45 : L’évasion des Baumettes
Le 26 juin 1999, cinq détenus (Jean-Louis Raphel, Ange Buresi, Thierry Derlan, Yann Gautier et Robert Allouache), dont deux fichés au grand banditisme, s’évadent de la prison des Baumettes à Marseille, à l’aide d’un hélicoptère détourné par deux complices. Un fugitif est tué lors de l’évasion et trois sont arrêtés peu après. Les complices et le dernier détenu en fuite seront interpellés dans les mois suivants cette évasion spectaculaire.

21h40 : Le casse du Crédit Lyonnais
Si l’affaire du braquage du Crédit Lyonnais de Chartres, en mai 1988, est méconnue, c’est parce que la bande de cinq malfaiteurs niçois qui la préparait a été arrêtée par la police judiciaire lors de la répétition générale. Parmi ces professionnels comptant le cerveau d’un casse à Menton qui avait défrayé la chronique, un ancien ingénieur en informatique, un serrurier de génie et un expert en logistique, figurait un informateur infiltré qui rendait compte de tous leurs faits et gestes à la police judiciaire depuis un an. Christian Lestavel, jeune voyou tombé du mauvais côté de la loi lorsqu’il était un adolescent de 17 ans à la dérive, relate les préparatifs de de ce braquage avorté en détail. Frédéric Veaux, aujourd’hui directeur adjoint de la police judiciaire et en charge de l’affaire à l’époque, explique comment un policier procède avec un informateur infiltré dans un gang.

22h35 : Le casse du siècle
Profitant du long week-end du 14 juillet 1976, des gangsters cambriolent en toute tranquillité plus de 300 coffres de la Société Générale de Nice, après avoir percé un tunnel de huit mètres de long depuis les égouts de la ville pour arriver jusqu’à la salle des coffres, dépourvue de système d’alarme. Surnommée le « casse du siècle », l’opération a été minutieusement préparée, très à l’avance, par une dizaine d’hommes bien informés. Leur butin s’élève à 50 millions de francs. En octobre 1976, la police met la main sur plusieurs « égoutiers » de la Société Générale, qui leur donnent le nom d’Albert Spaggiari. Le 27 octobre, ce militant d’extrême-droite et ancien membre de l’OAS, est arrêté et se présente à la police comme le cerveau de l’opération, sans révéler le nom de ses complices. Il s’évadera ne sera jamais attrapé jusqu’à sa mort d’un cancer, en 1989. Didier Caulier, l’un d’entre eux, détaille les préparatifs et la réalisation du « casse du siècle ». Cet ancien voyou surnommé « Poupon », qui a basculé dans l’illégalité à l’adolescence, relativise le rôle d’Albert Spaggiari. De son côté, l’enquêteur chargé de l’affaire relate comment il a réussi à arrêter six des malfaiteurs, dont seulement quatre seront condamnés lors du procès, en octobre 1979.

#Planète +

    Author

    Sarah Guyomard

    Documentaliste audiovisuel - Recherchiste

    Recherche d'archives et négociation de droits. Documentaires TV, magazines, programmes courts... contact : sarahenparis(at)hotmail.com