Fais ta thèse et tais toi! – Enquête sur le harcèlement sexuel et moral à l’université

  • février 28, 2017

#Causette

Fin janvier, un professeur de l’université Rennes-II était mis en examen pour le viol d’une de ses étudiantes. Quelques semaines plus tôt, cette doctorante avait porté plainte, accusant son directeur de thèse de harcèlement, d’agression sexuelle et de viol. À Rennes, mais aussi à Strasbourg, Lille, ou encore Paris, des étudiants se plaignent de harcèlements moral et sexuel de la part d’enseignants. Bien que ces délits soient passibles de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, rares sont les universités qui sévissent. Plus rares encore sont les affaires qui vont en justice. Et pour cause : un nombre inquantifiable de victimes choisissent de se taire par crainte des conséquences sur leur carrière universitaire. Si des cellules de veille essaiment dans certains établissements, que des politiques poussent les présidents à prendre des mesures, ces actions restent insuffisantes pour libérer la parole des victimes. Sur une dizaine de personnes entendues par Causette, seules deux nous ont autorisées à utiliser leur vrai prénom. Les autres préférant garder l’anonymat, par peur de représailles.

Un article paru dans Causette le 1er février 2017, à lire ici.

 

Crédit Photo d’illustration : ©Camille Stromboni. Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – oct2013

Author

Sophie Boutboul

Journaliste

Journaliste reporter. Diplômée de l'institut de journalisme de Bordeaux. Après un an au Parisien-Aujourd'hui en France, Sophie écrit désormais sur des sujets sociaux et environnementaux de l'Europe à l'Amérique Latine en passant par l'Afrique. Elle collabore avec Le Monde, Causette, Pèlerin, Paris-Match, Le Parisien Magazine, La Revue Dessinée...